Je ferai de mon mieux... sans me demander l'impossible

Publié le par Oeil tari


L’état de santé de ma mère mobilise une partie importante de mon énergie. Il faut contrôler les symptômes, surveiller ses conditions, prévenir les problèmes, se débrouiller avec ses limitations physiques, faire face au risque d'isolement. Mais ma priorité est de l’encourager l'adhésion au traitement (le lévo est à vie).

Je me retrouve souvent avec une partie du fardeau de devoir la motiver, de lui rappeler l'importance du problème, l'existence de solutions et sa capacité qu'elle a de contribuer à son propre bien-être.

Je sais que je ne peux pas avoir un contrôle absolu sur son comportement. Je ne peux que faire mon effort, pas le sien. Je ne suis pas responsable des choses sur lesquelles je n’ai pas de contrôle. Je fais tout mon possible sans réussir pleinement à influencer son comportement. Si sa  santé se détériore (Allah ihfed), ce n'est pas nécessairement parce que je n’ai pas fait ce qu'il fallait faire. Je fais de mon mieux, avec mes ressources et mes connaissances, dans le contexte de ma vie. Personne ne peut me demander plus. Je suis fière de mes efforts, même s'ils n'amènent pas les résultats que j’aurais souhaités.

Je renonce à courir après l’idéal, je me concentre plutôt sur ce qui est possible. Je renonce à mon désir inaccessible d’être une fille parfaite. Je renonce à mes exigences de tout contrôler, de tout savoir de tout comprendre et de tout prévoir. C'est impossible. Je renonce à la rendre complètement et définitivement heureuse. C'est impossible. Tout comme avant d'être malade elle aura à affronter des frustrations et des insatisfactions. Je ne peux combler ses besoins instantanément. Je me contenterai d'être un être humain qui fait de son mieux pour aider un autre. Je renonce à toujours contrôler mes sentiments, paraître heureuse, calme et sereine. Je suis un être humain, je vis toute une gamme de sentiments. Pourquoi je me priverai du droit d'être fatiguée. Je vais vider mon sac auprès de mon confident, ça m’aiderait peut être à mieux comprendre ce qui se passe en moi.

Dorénavant je m’intéresserai à moi-même. Je prendrai le temps pour moi-même. J’ai le droit de me réserver du temps pour le repos et de respecter mes limites. Je me donnerai la permission de détourner mon attention des autres pour être attentive à mes besoins (après avoir considéré que j’ai fait ce que je pouvais faire). Je serais plus utile pour les miens si je prends soin de moi.

Je sais qu'il ne s'agit pas de magie. J’ai le droit de lui demander de changer de comportement comme elle a le droit de refuser de le faire. Elle est le premier juge de ses comportements et de ses idées. Elle est responsable de la gestion de sa vie, elle est consciente des conséquences que peuvent avoir certains choix. Je ne peux que faire ma partie. Je lui laisse la responsabilité de faire la sienne.

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Publié dans Mon humeur

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O
Je l'aime. Je l'aime mais je ne peux pas l'embrasser malheureusement. Je sais que c'est triste, mais c'est la réalité Marlou. Merci pour ton passage. Je t'embrasse.
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M
Aime-la tout simplement, embrasse-la de temps à autre, <br /> sa guérison, c'est elle qui doit la décider...Si elle n'en veut pas, ne lui tiens pas rancune, donne-lui ton affection ...Ma mère, c'était pareil, bisous
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