La question existentielle du maudit lundi

Après une semaine morose, un week-end au lit, grippe oblige, et à deux doigts de péter un câble pour la raison suivante. Nous sommes déjà lundi. Déjà les lundi j’aime pas mais c’est encore pire un lundi comme celui-ci. J’ai promis à ma sœur de la déposer à son bureau à la bonne heure, je dois courir dans quatre administrations différentes pour récupérer des papiers que j’ai demandé il y a x temps et qui ne seraient probablement pas prêts. Je sais aussi que j’ai des PV à remplir, des e-mails à rédiger, des articles à résumer et toute une paperasse à gérer.
Je rumine tous ça dans ma tête quand j’ai entendu le réveil sonner, je me décide à ouvrir un œil, il est 7h. C’est trop dur de se lever. Pourquoi devrais-je le faire ? N peut très bien prendre un taxi comme elle l’a toujours fait et puis pourquoi devrais-je travailler? L’homme devrait être assez intelligent pour ne pas avoir à travailler pour gagner sa vie. Bref, la séance de questions existentielles dure une bonne demi heure. Je décide enfin de me lever. N est en retard je me précipite, me prépare avant de sortir sans le petit déjeuner. Je peste pendant tout le trajet contre ma paresse.